Le village à midi…
À Ernest Caillebar.
Le village à midi. La mouche d’or bourdonne
entre les cornes des bœufs.
Nous irons, si tu le veux,
Si tu le veux, dans la campagne monotone.Entends le coq… Entends la cloche… Entends le paon…
Entends là-bas, là-bas, l’âne…
L’hirondelle noire plane,
Les peupliers au loin s’en vont comme un ruban.Le puits rongé de mousse ! Écoute sa poulie
qui grince, qui grince encor,
car la fille aux cheveux d’or
tient le vieux seau tout noir d’où l’argent tombe en pluie.La fillette s’en va d’un pas qui fait pencher
sur sa tête d’or la cruche,
sa tête comme une ruche,
qui se mêle au soleil sous les fleurs du pêcher.Et dans le bourg voici que les toits noircis lancent
au ciel bleu des flocons bleus ;
et les arbres paresseux
à l’horizon qui vibre à peine se balancent.
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Commentaires
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Francis JAMMES
Francis Jammes (prononcer [jam] et non [djèms]), né à Tournay (Hautes-Pyrénées) le 2 décembre 1868 et mort à Hasparren (aujourd’hui Pyrénées-Atlantiques) le 1er novembre 1938, est un poète français, également romancier, dramaturge et critique. Il passa la majeure partie de son existence dans le Béarn et le Pays basque,... [Lire la suite]
tres bien !!
C'est le poème que j'avais choisi de réciter quand j'avais 11 ans dans la classe de français à l'île Maurice. je me rappelle le prof dessiner une cloche sur le mur d'en face me demandant de la regarder pendant que je récite....souvenirs. Merci pour la publication.
Mouche ermite
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Que de sagesse elle eut, la mouche solitaire !
Je la vois immobile et priant saintement
Par céleste vertu, car le Ciel justement
En a, dit-on, pourvu cette âme débonnaire.
Nul arôme gourmand ne la viendra distraire,
Sa timide oraison lui prend un long moment ;
Je ne vais pourtant pas vous en faire un roman,
Je sais d’autres sujets qui pourraient mieux vous plaire.
Je sais aussi parler de châteaux, de vaisseaux,
Du zèbre galopant, des poissons du ruisseau,
De Roncevaux où tant de preux se rassemblèrent...
Mais je veux te chanter, mouche sans cruauté
Qui du vaste Univers exaltes la beauté,
Et le pouvoir des dieux qui tes désirs comblèrent.
le poème que j'avais recitè quand j'avais 9 ans en 4ème année primaire avec mon maître Brakoffe(son âme repose en paix).
souvenir d'enfance
Tres bien,tres bien
Voir aussi
https://paysdepoesie.wordpress.com/2019/01/13/mouche-ermite/